
La fin d’une ère extrêmement fructueuse pour Vasek Pospisil au sein de l’équipe canadienne de la Coupe Davis vient de se terminer. En effet, le joueur de 34 ans a annoncé que son match de double contre la Hongrie était le dernier d’une carrière phénoménale à la Coupe Davis.
Il a conclu cette carrière en beauté en réalisant une performance exceptionnelle aux côtés de Liam Draxl pour donner un nouveau souffle à son équipe lors du premier tour des qualifications au Stade IGA. Il s’agissait d’un autre moment de gloire pour Pospisil à Montréal, une ville qui l’a toujours chaleureusement accueilli et qui a été le théâtre de nombreux souvenirs, y compris de sa première demi-finale du Circuit Masters 1000 à l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers en 2013. Nombreuses sont les réalisations de Pospisil au tennis, dont son titre de double à Wimbledon en 2014 avec Jack Sock, mais la Coupe Davis est le tournoi qui revêt le plus d’importance à ses yeux.
« La Coupe Davis a eu une influence considérable sur ma carrière et ma vie. Je pense que je n’ai jamais rien désiré autant que ce titre en 2022, se souvient Pospisil à propos du premier succès du Canada dans cette compétition prestigieuse. C’était vraiment un très, très grand moment pour moi. »
Quinze ans de loyaux services, 35 rencontres, 33 victoires, y compris 18 en double, c’est l’étoffe des légendes de la Coupe Davis et Pospisil en fait indéniablement partie. Il est tout à fait approprié que le rideau tombe après qu’il ait évolué avec l’héritier apparent, Draxl, qui s’est montré à la hauteur à ses débuts au sein d’Équipe Canada, 17 ans après avoir été pris en photo avec Pospisil au tournoi junior Eddie Herr pour les moins de 12 ans, en Floride. C’est le vétéran qui a passé le flambeau à la recrue, de la même manière que Daniel Nestor a ouvert la voie à Pospisil. Les deux joueurs prolifiques ont disputé 11 matchs de double ensemble à la Coupe Davis avant que Nestor parte à la retraite et que Pospisil prenne la relève.
« Je me sentais tellement à l’aise en sachant que Vasek menait l’équipe, c’est ce que je ressentais, et je pense que cela m’a permis d’atteindre un bon niveau, a confié Draxl. C’était super réconfortant de jouer un match important alors que nous tirions de l’arrière 0-2, parce que c’était lui (Vasek) qui dictait les jeux et que je lui faisais entièrement confiance. Il y avait beaucoup de confiance et je croyais vraiment au niveau de Vasek et à ses connaissances sur le terrain. J’ai suivi son exemple et j’ai essayé de faire de mon mieux. »
Reconnu pour son énergie contagieuse sur le court au fil des ans et sa capacité à élever son jeu lorsque cela compte le plus, Pospisil s’est soudainement retrouvé face à cette passion et à ce désir en jouant avec Draxl pour la première fois.
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« Je me suis senti à l’aise avec Liam, ce qui en dit long sur ses compétences et son énergie, une combinaison étonnante, a expliqué Pospisil. J’avais l’impression qu’il était là depuis des années, j’avais l’impression que nous avions joué ensemble de nombreuses fois. C’est un garçon formidable, un travailleur acharné et il joue très bien. Il a un bel avenir devant lui et je ne doute pas qu’il jouera en double au sein de l’équipe pendant de nombreuses années. »
Il est évident que Pospisil manquera à ses coéquipiers. Sa présence était importante et l’héritage qu’il laisse sera ressenti par les générations à venir.
« C’est un gars extraordinaire, et il a eu une carrière extraordinaire. Il va assurément nous manquer dans l’équipe, a commenté le capitaine Frank Dancevic. Il a apporté beaucoup à l’équipe par son jeu en simple et en double et par son charisme, sur et en dehors du terrain. »